Caroline Gagné

Parc Victoria, Granby, mi-mars.
Parc Victoria, Granby, mi-mars.
Un habitué du parc.
Un habitué du parc.
Capture de souvenirs.
Capture de souvenirs.
Capture de traces.
Capture de traces.
Dans l’atelier du 3e impérial.
Dans l’atelier du 3e impérial.
Installation dans le parc.
Installation dans le parc.
Ancrage des souvenirs de promeneurs du parc.
Ancrage des souvenirs de promeneurs du parc.
«Je l’ai toujours traversé depuis que je suis petite car j’allais à l’école, proche.»
«Je l’ai toujours traversé depuis que je suis petite car j’allais à l’école, proche.»
«Il y avait beaucoup de fleurs et aussi des animaux. Les paons étaient l’admiration.»
«Il y avait beaucoup de fleurs et aussi des animaux. Les paons étaient l’admiration.»
Avril, la neige efface les souvenirs.
Avril, la neige efface les souvenirs.
Dans le parc figé, une rencontre.
Dans le parc figé, une rencontre.
Des reflets émergent.
Des reflets émergent.
Promesse de printemps ?
Promesse de printemps ?
Dame émue.
Dame émue.
«C’est l’fun faire du vélo ici, surtout depuis que l’asphalte a été refait de ce côté.»
«C’est l’fun faire du vélo ici, surtout depuis que l’asphalte a été refait de ce côté.»
Échanges sympathiques.
Échanges sympathiques.
Je viens ici avec une amie. On apporte un sac rempli de peanuts. Les écureuils viennent les prendre dans notre main.»
Je viens ici avec une amie. On apporte un sac rempli de peanuts. Les écureuils viennent les prendre dans notre main.»
Rencontre festive au parc Victoria le 12 avril.
Rencontre festive au parc Victoria le 12 avril.
Caroline raconte.
Caroline raconte.
Promenade
Promenade
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Autres lieux de passage et lieux d’arrêt

Caroline Gagné s’intéresse aux lieux communs du paysage urbain et plus particulièrement à l’idée d’érosion, que ce soit à propos de l’environnement, des objets d’usage courant ou du rapport que l’on entretient avec ceux-ci.  Elle réalise des projets in situ qui peuvent, soit se situer dans des lieux publics tel un parc, un bâtiment familier, soit y faire référence dans le contexte d’installations en salle ou de projets d’art Web. Observatrice des gestes anonymes et anodins qui animent la cité, elle rend compte de la fragilité et de l’absence par l’utilisation fine de matériaux ou d’objets du quotidien en apparence banals, choisis pour leur rapport signifiant au monde. De cette manière, elle réactive les traces de notre ordinaire par des expériences sensibles qui vont jusqu’à suggérer l’érosion du sens, voire celle de nos sens.
 
Les villes se développent en suivant des modèles largement rationnels sur lesquels se superposent les réalités aléatoires des êtres qui y vivent. Les déplacements des piétons en sont un exemple, de même que l’usure du sol au pied des bancs et des balançoires de parc.
 
Pendant un mois, dans le parc Victoria à Granby, Caroline Gagné capture les formes créées par cette usure pour les calquer dans un matériau réfléchissant et les disséminer ensuite sur le sol. Par sa présence au quotidien, elle se rapproche des promeneurs pour susciter avec eux des échanges et recueillir leurs souvenirs. Elle souhaite ainsi faire évoluer un espace de poésie qui les incite à observer un peu plus les nuages et le temps qui passe. Cette intervention met en relief notre rapport à l’usure, celle que nous créons sur la matière urbaine. Elle rend compte des transformations imperceptibles que cette usure engendre avec le temps, et de ce temps qui, à son tour, transforme la mémoire.

Caroline Gagné vit et travaille à Québec. Elle a été activement impliquée à La Chambre blanche où elle a présenté, en 1999, une exposition individuelle et réalisé, en 2001, une résidence du laboratoire de création Web. En 2002, elle a participé à l’événement Périphéries, Québec à Zagreb et Sarajevo (Institute for Contemporary Art de Zagreb), au Festival HTMlles du Studio XX et à Bruits du noir XII du Studio 303 à Montréal. Elle a obtenu en 1996, un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval de Québec et est boursière du CALQ.

Ce projet de Caroline Gagné a été réalisé de décembre 2002 à avril 2003 dans le contexte du cycle d’exploration Terrains d’entente, un programme de résidences de création, de coproduction et de diffusion en art infiltrant du 3e impérial, centre d’essai en art actuel. 

Résidence en art infiltrant

Séjour de prospection
2 au 7 décembre 2002
 
Séjour de production
12 mars au 12 avril 2003
 
Auteure en résidence associée au projet : Nathalie de Blois

Événements

Intervention et installation in situ en progression
17 mars au 12 mai 2003
Lieu : Parc Victoria, rue Dufferin, Granby (Québec)
 
Rencontre festive
Samedi 12 avril 2003 à 14 h
Lieu : Parc Victoria, rue Dufferin, Granby (Québec)


Équipe : Danyèle Alain, direction générale et artistique / Yves Gendreau, direction technique et administrative / Isabelle Richer, assistance à la coordination et aux communications / Stéphanie Lagueux, infographie et site web
 
Conseil d’administration : Philippe Côté, Valérie Blain, Yves Gendreau, Christian Barré, Martin Poitras, Christian Ravenelle.
 
Partenaires financiers : Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des Arts du Canada.
 
Remerciements : Aux promeneurs du parc Victoria et à la Ville de Granby. Merci aux membres du 3e impérial, centre d’essai en art actuel, à CHASCO et au député Bernard Brodeur.
 
Photos : Caroline Gagné, Yves Gendreau, Martin Poitras. © Caroline Gagné et 3e impérial, centre d’essai en art actuel