Emma Waltraud Howes

Un geste sous l’escalier…
Un geste sous l’escalier…
et ailleurs devant le Palais de Justice…
et ailleurs devant le Palais de Justice…
interpellant la curiosité des passants.
interpellant la curiosité des passants.
Emma Waltraud Howes développe la création d’une chorégraphie spécifiquement «granbyenne».
Emma Waltraud Howes développe la création d’une chorégraphie spécifiquement «granbyenne».
Elle choisit des contextes de travail où le mouvement du corps est mis à l’épreuve.
Elle choisit des contextes de travail où le mouvement du corps est mis à l’épreuve.
Sous un pont piétonnier…
Sous un pont piétonnier…
où encore sous une structure en façade d’un bâtiment industriel.
où encore sous une structure en façade d’un bâtiment industriel.
Engageant, à travers le langage corporel, de nouvelles formes de dialogue physique avec l’espace habité.
Engageant, à travers le langage corporel, de nouvelles formes de dialogue physique avec l’espace habité.
L’artiste circonscrit à la craie l’espace dans lequel elle intervient…
L’artiste circonscrit à la craie l’espace dans lequel elle intervient…
laissant des traces sur ses lieux d’intervention…
laissant des traces sur ses lieux d’intervention…
où elle réalise des actions exploratoires qui s’inscrivent à la frontière entre l’installation, le dessin et la performance.
où elle réalise des actions exploratoires qui s’inscrivent à la frontière entre l’installation, le dessin et la performance.
Samedi 25 octobre 2009 : performance dans un stationnement situé face au 3e impérial.
Samedi 25 octobre 2009 : performance dans un stationnement situé face au 3e impérial.
Une expérience performative de l’architecture et du confinement.
Une expérience performative de l’architecture et du confinement.
Corps architecturé et chorégraphié.
Corps architecturé et chorégraphié.
Un jeune enthousiaste participe à cette suite de gestes.
Un jeune enthousiaste participe à cette suite de gestes.
Pendant la rencontre festive qui fait suite à la présentation,
Pendant la rencontre festive qui fait suite à la présentation,
Emma dévoile certaines études et esquisses…
Emma dévoile certaines études et esquisses…
tout en invitant les gens à partager avec elle les lieux qu’ils privilégient dans la ville.
tout en invitant les gens à partager avec elle les lieux qu’ils privilégient dans la ville.
Connivences topographiques et sensorielles.
Connivences topographiques et sensorielles.
L’artiste présente aussi des séquences vidéo témoignant de ces déambulations, …
L’artiste présente aussi des séquences vidéo témoignant de ces déambulations, …
de ces gestes, qui auront exploré ponctuellement le quotidien d'une ville.
de ces gestes, qui auront exploré ponctuellement le quotidien d'une ville.
1 sur 33
Subtle Architectures Subtiles [étude de gestes granbyenne]

Emma Waltraud Howes fonde ses recherches artistiques sur le potentiel que recèle le corps pour exprimer, à travers le mouvement, la connaissance. Par le mouvement, s’articule la pensée. Cette pensée crée un mouvement qui initie à son tour une prolifération de pensées qui, elles, participent à la construction d’autres mouvements, etc. À partir de ce postulat, ses explorations donnent une forme au langage corps/esprit et donnent lieu à une pratique multidisciplinaire qui se construit à travers un lexique gestuel sensible et un vocabulaire plastique singulier. Choisissant souvent des contextes de travail où le mouvement du corps est mis à l’épreuve, elle crée des œuvres in situ qui font appel à la danse, à l’installation, à la sculpture, au dessin, à la performance. Qu’ils prennent place dans le paysage de la cité, ou qu’ils opèrent à partir d’un dispositif installatif dans un espace galerie, le travail plastique et les gestes performatifs de Emma Waltraud Howes sont toujours liés à l’expérience de l’architecture et du confinement. Ils proclament l’intériorité du corps comme source de connaissance. Le corps architecturé et chorégraphié agit ainsi comme une figure dynamique qui révèle l’équilibre délicat entre les notions de structure et de chaos.
 
Dans le contexte de la programmation L’envers de l’endroit, Emma Waltraud Howes propose la création d’une chorégraphie spécifiquement « granbyenne ». Pour construire cette œuvre, l’artiste montréalaise fait appel à des citoyens de Granby n’ayant aucune habileté particulière sinon un sens de la curiosité et de l’observation. Ceux-ci sont invités à la guider lors de promenades qui ont pour but de lui faire découvrir les lieux qu’ils fréquentent —soit pour y résider, s’y reposer— ou ceux qu’ils privilégient lorsqu’ils s’accordent le temps de contempler leur environnement. En retour, Emma Waltraud Howes leur montre les endroits qu’elle a elle-même dénichés en découvrant cette ville qui lui est inconnue, et ensemble ils explorent, à travers le langage corporel, de nouvelles formes de dialogue physique avec l’espace habité. Par ces déambulations exploratoires, ainsi qu’à travers des ateliers de mouvement et de dessin auxquels les gens sont également conviés, se tisse un réseau de connivence, d’échange et d’histoires individuelles par lequel l’artiste développe une suite de gestes qui constitueront la chorégraphie « granbyenne ».

Emma Waltraud Howes est une artiste multidisciplinaire issue du milieu de la danse contemporaine et des arts visuels. Elle a étudié au Toronto Dance Theater ainsi qu’à The Emily Carr Institute of Art and Design à Vancouver, où elle a obtenu un baccalauréat en 2003. En tant que membre de The Canadian Children’s Dance Theater Company, elle a étudié et performé avec des chorégraphes de renommée, tel Margie Gillis, Karen Cane, Peggy Baker, Serge Benetton, Bill Coleman. Depuis 2001, son travail a été présenté dans le contexte d’événements de performance et de vidéo, au Canada, aux États-Unis, en France et en Belgique. Récemment, en 2007, elle participait au Performance Mix Festival à New-York, puis en 2008, à un programme d’échange international à l’Université du Bauhaus de Weimar. Elle a été invitée à participer, en 2009, au Festival Bauhaus Year du Theaterhaus Jena en Allemagne. Elle vit à Montréal où elle poursuit des études de maîtrise en art interdisciplinaire, à l’Université Concordia.

Ce projet de Emma Waltraud Howes a été réalisé de février à octobre 2008 dans le contexte du cycle d’exploration L’envers de l’endroit, un programme de résidences de création, de coproduction et de diffusion en art infiltrant du 3e impérial, centre d’essai en art actuel.

Résidence en art infiltrant

Séjour de prospection
4 au 8 février 2008
 
Séjour de coproduction
+ actions exploratoires

29 septembre au 25 octobre 2008
 
Auteur en résidence associé au projet : Guy Sioui Durand
 

Événements

Performance

Samedi 25 octobre 2008 à 14 h
Lieu : espace de stationnement situé en face au 3e impérial, 164 rue Cowie, Granby (Québec)


Équipe : Danyèle Alain, direction générale et artistique / Yves Gendreau, direction technique et administrative / Nina Dubois, soutien technique et communication / Stéphanie Lagueux, infographie et site web /Martin Dufrasne, chargé de projet
 
Conseil d’administration : Thomas Grondin, Caroline Boileau, Michel Arcouette, Murielle Dupuis-Larose, Caroline Gagné, Ronald Richard, Yves Gendreau.
 
Remerciements : Caroline Boileau, le Centre de Yoga ainsi que tous ceux et celles qui ont participé à la construction de la chorégraphie granbyenne. Merci aux membres du 3e impérial, centre d’essai en art actuel, à CHASCO et au député François Bonnardel.
 
Partenaires financiers : Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), Conseil des Arts du Canada (CAC).
 
Photos : Cloé Alain-Gendreau, Yves Gendreau, Pascal Rameux. © Emma Waltraud Howes et 3e impérial, centre d’essai en art actuel.