Josée Dubeau

Dans l’atelier du 3e impérial, Josée Dubeau dessine les plans du «Pavillon»
Dans l’atelier du 3e impérial, Josée Dubeau dessine les plans du «Pavillon»
Il s’agit d’un projet d’intervention sculpturale sur la façade du bâtiment qui abrite le 3e impérial, l’ancienne usine Imperial Tobacco.
Il s’agit d’un projet d’intervention sculpturale sur la façade du bâtiment qui abrite le 3e impérial, l’ancienne usine Imperial Tobacco.
Préparatifs du chantier…
Préparatifs du chantier…
6 paliers d’échafaudages doivent être érigés.
6 paliers d’échafaudages doivent être érigés.
Jusqu’au 3e et dernier étage, précisément devant les fenêtres de l’atelier de l’artiste en résidence.
Jusqu’au 3e et dernier étage, précisément devant les fenêtres de l’atelier de l’artiste en résidence.
L’équipe de production : Yves Gendreau, chef de chantier (à droite), Yvan Brûlé (à gauche), se complète avec Nina Dubois et, bien entendu, la conceptrice et auteure de l’œuvre, Josée Dubeau.
L’équipe de production : Yves Gendreau, chef de chantier (à droite), Yvan Brûlé (à gauche), se complète avec Nina Dubois et, bien entendu, la conceptrice et auteure de l’œuvre, Josée Dubeau.
Dans l’atelier impérial, les pièces de l’œuvre à assembler sont alignées.
Dans l’atelier impérial, les pièces de l’œuvre à assembler sont alignées.
Josée Dubeau s’active à l’intérieur.
Josée Dubeau s’active à l’intérieur.
Ajustement dans l’atelier de menuiserie…
Ajustement dans l’atelier de menuiserie…
Le montage débute avec la première pièce du plancher…
Le montage débute avec la première pièce du plancher…
Assemblage méticuleux…
Assemblage méticuleux…
Les fines structures sont faites de baguettes de pin.
Les fines structures sont faites de baguettes de pin.
Toutes les pièces sont maintenant en place, le contraste est saisissant…
Toutes les pièces sont maintenant en place, le contraste est saisissant…
On retire les pièces d’échafaudages.
On retire les pièces d’échafaudages.
Le jeu d’infiltration fonctionne : l’homogénéité familière de ce complexe industriel subit une transformation.
Le jeu d’infiltration fonctionne : l’homogénéité familière de ce complexe industriel subit une transformation.
Lors du lancement, l’artiste présente une série de photographies.
Lors du lancement, l’artiste présente une série de photographies.
Ce sont les nombreux balcons et vérandas présents dans l’architecture des maisons de Granby, qui ont inspiré ce projet.
Ce sont les nombreux balcons et vérandas présents dans l’architecture des maisons de Granby, qui ont inspiré ce projet.
Du printemps à la fin de l’été, la couleur des baguettes s’est doucement altérée, passant du jaune lumineux au gris, s’effaçant discrètement jusqu’à son démontage, en septembre.
Du printemps à la fin de l’été, la couleur des baguettes s’est doucement altérée, passant du jaune lumineux au gris, s’effaçant discrètement jusqu’à son démontage, en septembre.
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Pavillon

Inspirée par certains aspects de l’architecture vernaculaire et par la figure de la véranda, Josée Dubeau a conçu une intervention sculpturale sur la façade du bâtiment principal de l’ancien ilôt industriel de l’Imperial Tobacco. Faite essentiellement de baguettes de bois, l’œuvre représente une structure qui s’apparente à la forme d’une galerie légère. Opérant une hybridation de la domesticité dans une ancienne zone industrielle, l’introduction de cette architecture en porte-à-faux, et en surplomb de la rue Cowie, infiltre la topographie des lieux et transforme l’homogénéité apparente de cet espace urbain.
 
Dans une perspective utopique, la création de cette construction alternative se superpose à la fonction usuelle d’un bâtiment à l’origine industriel, amenant la pratique de l’art dans une sphère marginale de l’architecture et du territoire. Pour un temps éphémère, cet objet en suspension entre ciel et terre, empreint d’un certain exotisme, devient le lieu d’une expression constructive portée par un désir de rompre avec l’uniformité ambiante, un site universel et symbolique d’appréciation et de rêverie du monde.
 
D’inspiration minimaliste, les récentes installations de Josée Dubeau s’inscrivent dans une réflexion sur l’architecture et plus particulièrement sur la typologie des espaces génériques et anonymes du contexte continental nord-américain. Cette réflexion aborde les zones sensibles de la condition humaine dans ses rapports à l’espace habité. Évoquant des modèles d’organisation d’aménagement intérieur, les sculptures qui composent ces installations proposent des formes autonomes qui épousent la régularité géométrique du dessin-contour du volume de mobiliers modulaires. Cet aspect schématisé est soutenu par les qualités du matériau : de minces baguettes de bois. Ce qui contribue à insuffler à l’œuvre un effet de dématérialisation, permettant l’exploration d’une architecture absente de masse et de gravité, ouverte à l’amplitude de l’espace. Ainsi, l’opacité et la transparence sont inversées, la légèreté est substituée au poids et, par la virtualité du dessin en trois dimensions, la réalité est réduite à son espace négatif : le vide.

Josée Dubeau vit à Gatineau. Sa pratique artistique est orientée autour de l’installation, de la sculpture, du dessin et de la vidéo. Son travail a été présenté dans le contexte de résidences d’artiste et d’expositions, au Canada et dans le réseau international. Citons les résidences de la Fondation Christoph Merian à Bâle, en 1998, de la Internationales Künstlerhaus Villa Concordia en Allemagne en 2002 et du Studio du Québec à la Künstlerhaus Bethanien, à Berlin en 2004-2005. Ses plus récentes expositions ont eu lieu à la Galerie d’art d’Ottawa en 2006 et à la Galerie SAW en 2007. Josée Dubeau a réalisé plusieurs œuvres d’art public, dans le cadre du programme Intégration des arts à l’architecture du Québec. Ses œuvres font partie de collections publiques et privées en Ontario, au Québec, en Suisse et en Allemagne. Elle enseigne le dessin et la sculpture à l’Université du Québec en Outaouais ainsi qu’à l’Université d’Ottawa. Elle participera à l’édition 2008 de la Biennale nationale de sculpture contemporaine (Trois-Rivières, Québec) et présentera une exposition individuelle chez Axenéo7 (Gatineau, Québec), en septembre 2008.

Ce projet de Josée Dubeau a été réalisé de janvier à mai 2008 dans le contexte du cycle d’exploration Champs d’intérêt : infiltrer, habiter, spéculer, un programme de résidences de création, de coproduction et de diffusion en art infiltrant du 3e impérial, centre d’essai en art actuel.

Résidence en art infiltrant

Séjour de prospection
21 au 25 janvier 2008
 
Séjour de production
21 avril au 17 mai 2008
 
Auteure en résidence associée au projet : Julie Bélisle

Événements

Installation in situ
18 mai au 14 septembre 2008
Lieu : façade du bâtiment du 3e impérial,164, rue Cowie, Granby (Québec)
 
Rencontre festive
Samedi 31 mai à 14 h
Lieu : dans l’atelier de la résidence d’artiste du 3e impérial, 164, rue Cowie, suite 327, Granby (Québec)


Équipe : Danyèle Alain, direction générale et artistique / Yves Gendreau, direction technique et administrative / Nina Dubois, soutien à la coordination / Martin Dufrasne, chargé de projet /Stéphanie Lagueux, infographie et site web / Yvan Brûlé, aide technique ponctuelle
 
Conseil d’administration : Thomas Grondin, Caroline Boileau, Michel Arcouette, Caroline Gagné, Murielle Dupuis-Larose, Yves Gendreau, Ronald Richard
 
Remerciements : CHASCO. L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec.
Le 3e impérial remercie ses membres, CHASCO et le député François Bonnardel.

Partenaires financiers : Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des Arts du Canada.

Photos : Nina Dubois et Josée Dubeau. © Josée Dubeau et 3e impérial, centre d’essai en art actuel