Karen Trask

1 sur 17
Promenades pour deux rêves d’hiver

J’haïs l’hiver, j’adore l’hiver. Chaud, froid, glace, feu.Deux rêves contradictoires se rencontrent.Je les manipule, je les étire, je les reconstruis et les déconstruis jusqu’à l’absurde.Vive l’hiver, l’été s’en vient!
Karen Trask
 
Dans l’étendue austère d’un paysage hivernal, une petite chaise abandonnée sur une butte accumule doucement les flocons blancs que le vent charrie. Signe d’abandon, d’isolement, cette scène est sortie d’un songe… Un pain chaud blotti dans un banc de neige; une main bienveillante, rassurante tranche le pain fumant alors qu’une voix venue de nulle part dit : Si vous voulez du beurre, il faut rentrer à la maison.
 
Karen Trask puise son inspiration dans les souvenirs, l’enfance et les rêves. Elle façonne la matière, les mots, les images avec la délicatesse et la rigueur du dépouillement. Ses Promenades pour deux rêves d’hiver sont des actions symboliques construites essentiellement autour de quatre éléments : le beurre, le pain, le feu, la neige. Elles prennent place dans le quotidien et puisent dans les rites anciens liés à la fête du Mardi gras.
 
Promenades pour aller à la rencontre de l’autre, au hasard des jours blancs de l’hiver, qui sont ensuite transposées en une installation-vidéo présentée dans la vitrine d’un commerce du centre-ville de Granby. Puis, le public est convié à une rencontre avec l’artiste dans la chaleur et l’odeur apaisante du pain fraîchement cuit.

Karen Trask est originaire de l’Ontario. Elle vit et travaille à Montréal où elle a obtenu une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia. Artiste multidisciplinaire, elle utilise les techniques de l’estampe, du papier fait main et du moulage, de la photo-lithographie, de la sculpture, de la broderie, de l’écriture et de la vidéo. Ses projets récents sont des installations multimédia où elle explore les états de solitude et d‘isolement. En 2001, elle a participé à un symposium à Kochi en Inde et a été invitée à Helsinki en Finlande pour un projet de résidence d’artiste. Parmi les nombreuses expositions individuelles et collectives réalisées depuis 1987 mentionnons deux solo, l’un à Langage Plus (Alma, Québec, 2001) et l’autre à la galerie B 312 (Montréal, 2000) sous le titre Toucher du bois. Elle présente en 2002 une œuvre vidéographique, Fruit d’hiver, dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois à Montréal.

Ce projet de Karen Trask a été réalisé de novembre 2001 à avril 2002 dans le contexte du cycle d’exploration Supra rural, un programme de résidence et d’art public du 3e impérial, centre d’essai en art actuel qui poursuit une réflexion contextualisée autour des espaces ruraux et rurbains.

Résidence en art infiltrant

Séjour de prospection
Novembre 2001
 
Séjour de production
20 janvier au 8 mars 2002
 
Auteure en résidence associée au projet : Sylvie Cotton 

Événements

Déambulations dans la ville / Actions poétiques
12 février 2002 (jour du Mardi Gras)
+ déambulations aléatoires entre le 20 janvier et le 12 février 2002.
 
Exposition / Installation vidéo
8 mars au 7 avril 2002
Lieu : vitrine du Bivouac, 210 rue Principale, Granby (Québec)
 
Rencontre publique
Dimanche 17 mars 2002
Lieu : Rucher les Saules, 1135, chemin Denison Est, Shefford (Québec) (entre Granby et Waterloo)


Équipe : Danyèle Alain, coordination / Yves Gendreau, logistique et soutien technique / Guy Robert, aide technique / Stéphanie Lagueux, infographie et site web
 
Conseil d’administration : Ronald Richard, Philippe Côté, Valérie Blain, Christian Barré, Clôd Desjardins, Yves Gendreau, Marie-Christiane Mathieu.
 
Partenaires financiers : Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des Arts du Canada.
 
Remerciements : Le Rucher les Saules, Le Bivouac, L’Autre versant, Laiterie Chagnon de Waterloo, Paul Litherland et Lorraine Oades. Merci aux membres du 3e impérial, centre d’essai en art actuel, à CHASCO et au député Bernard Brodeur. 
 
Photos : Yves Gendreau, Stéphanie Lagueux, Paul Litherland, Karen Trask. © Karen Trask et 3e impérial, centre d’essai en art actuel.