Sophie Dodelin

PROBLÈME D’ÉCHELLE: Sophie pose un constat critique sur la disparité des espaces alloués aux voitures…
PROBLÈME D’ÉCHELLE: Sophie pose un constat critique sur la disparité des espaces alloués aux voitures…
et aux piétons
et aux piétons
Lors de sa grande tournée préparatoire Sophie fait une trouvaille miraculeuse déterminante pour son projet
Lors de sa grande tournée préparatoire Sophie fait une trouvaille miraculeuse déterminante pour son projet
en atelier elle prépare ses pancartes
en atelier elle prépare ses pancartes
en vue d’adresser ses questions aux citoyens.
en vue d’adresser ses questions aux citoyens.
Puis, dans plusieurs endroits stratégiques de la ville
Puis, dans plusieurs endroits stratégiques de la ville
elle installe son mobilier urbain
elle installe son mobilier urbain
bien solidement
bien solidement
Créant ainsi des espaces potentiels de dialogue
Créant ainsi des espaces potentiels de dialogue
dans ces zones urbaines hostiles aux piétons.
dans ces zones urbaines hostiles aux piétons.
Elle entreprend un dialogue,
Elle entreprend un dialogue,
se positionne et manifeste ses opinions.
se positionne et manifeste ses opinions.
Affirmant ainsi que l’espace urbain
Affirmant ainsi que l’espace urbain
doit être un espace social
doit être un espace social
dans lequel nous devons nous investir
dans lequel nous devons nous investir
pour nous réapproprier des espaces de vie
pour nous réapproprier des espaces de vie
et pour assurer à la ville
et pour assurer à la ville
une dimension plus humaine.
une dimension plus humaine.
Lors de la rencontre festive, des îlots de communication dispersés
Lors de la rencontre festive, des îlots de communication dispersés
offraient une synthèse dynamique du projet
offraient une synthèse dynamique du projet
les commentaires et réactions des citoyens
les commentaires et réactions des citoyens
étaient annotés.
étaient annotés.
Évidemment l’esprit était à la fête
Évidemment l’esprit était à la fête
et à l’échange.
et à l’échange.
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Sophie Dodelin expose au grand jour la lourde dichotomie entre la place de l’individu et celle de la voiture dans l’espace urbain par des actions quotidiennes aux abords des routes périurbaines. À l’ère des changements d’échelle de rapidité des transports et de la diffusion de l’information, de la surabondance spatiale et événementielle, dans un environnement où la voiture pousse à l’individualisme, comment garder une curiosité pour l’autre ou pour l’ailleurs? Comment appréhender la ville, s’arrêter, connaître les odeurs, rencontrer des marcheurs, observer des détails si on ne fait que la traverser rapidement? Comment retrouver un rapport de proximité, à échelle et vitesse humaines? Par le rituel de sa propre présence et celle de mots impromptus surgissant dans le paysage, l’artiste réactualise l’enjeu de rencontres rendues impossibles par l’anonymat et crée une utopie de dialogue entre l’automobiliste et le piéton, entre l’automobiliste et le paysage.

Sophie Dodelin vit en France où elle a obtenu, en 2002, un diplôme national supérieur d’expression plastique de l’École d’Art de Grenoble. La même année, elle a été invitée comme artiste en résidence à Budapest (C3-Centre pour la Communication et la Culture) et à Villeurbanne (Foyer de jeunes travailleurs et T3). Depuis, elle a réalisé quelques expositions individuelles en France (Solid’Arté et mairie du 1er arr., Lyon, 2004) et en Hongrie (galerie Karton, Budapest, 2002) et elle a pris part à des événements collectifs (Trafo, Budapest, 2006; Urban Task Force, 6e biennale internationale des villes et des urbanistes, Copenhague, 2005; Festival Espèces urbaines, Komplex Kapharnaüm, Villeurbanne, 2004). Son travail consiste essentiellement à repenser l’espace urbain comme espace social. Sa pratique multidisciplinaire (photographie, vidéo, installation in situ, action) se fonde sur le désir de surprendre la banalité du quotidien et d’ouvrir des espaces de dialogue dans un processus de réappropriation des espaces de vie, privés et publics. Elle évolue à travers un corpus d’expériences dans des lieux non dédiés telles des actions dans l’espace urbain ou des interventions dans les milieux communautaires.

Ce projet de Sophie Dodelin a été réalisé d’avril à août 2006 dans le contexte du cycle d’exploration Champs d’intérêt : infiltrer, habiter, spéculer, un programme de résidences de création, de coproduction et de diffusion en art infiltrant du 3e impérial, centre d’essai en art actuel.

Résidence en art infiltrant

Séjour de prospection
17 au 27 avril 2006
 
Séjour de production
7 au 27 août 2006
 
Auteurs en résidence associés au projet : Martin Dufrasne et Denis Lessard

Événements

Actions dans la ville
15 au 25 août 2006
Lieux : aux abords des routes en périphérie de la ville, Granby (Québec)
 
Rencontre festive / Installation in situ
26 août 2006
Lieu : Terrain en friche, à l’arrière du 65, rue Évangéline, Granby (Québec)


Équipe : Danyèle Alain, direction générale et artistique / Yves Gendreau, direction technique et administrative / Nina Dubois, soutien aux artistes et aux communications / Stéphanie Lagueux, infographie et site web
 
Conseil d’administration : Thomas Grondin, Caroline Gagné, Michel Arcouette, Caroline Boileau, Yves Gendreau, Martin Poitras.
 
Partenaires financiers : Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des Arts du Canada, Consulat général de France à Québec, Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ).

Remerciements : Ville de Granby, Société immobilière Comfort Plus inc., Avery et Robert Ltée, Pub Saint-Ambroise. Merci aux membres du 3e impérial, centre d’essai en art actuel, à CHASCO et au député Bernard Brodeur.
 
Photos : Sophie Dodelin, Nina Dubois, Yves Gendreau. © Sophie Dodelin et 3e impérial, centre d’essai en art actuel