Résidence d'auteurs et de chercheurs

3e impérial, centre d’essai en art actuel a développé, depuis 1984, un important corpus de réalisations et une expertise unique, à la fois spécialisée, reliée à plusieurs champs de compétence et exclusivement orientée vers le soutien, la production et la diffusion des pratiques d’art contextuel et des nouvelles pratiques d’art public dites infiltrantes, par des processus basés sur la rencontre, la collaboration et l’interaction. Le centre occupe une place de précurseur et d’agent évolutif de l’art infiltrant et s’avère un terrain riche et fertile pour nourrir la recherche.
 
Ainsi, l’implication du 3e impérial, centre d’essai en art actuel, consiste à soutenir et à approfondir les pratiques de l’art infiltrant. Travailler dans les zones sensibles du réel. Repérer et mettre en situation les enjeux actuels des lieux, des communautés pour découvrir de nouveaux potentiels, expérimenter de nouvelles sensations, une nouvelle sociabilité, un nouvel usage.1
 
Nos résidences d’auteurs et de chercheurs proposent un contexte de rencontres et de réflexion autour des projets de la programmation ou de sujets reliés à l’art infiltrant. Ces rencontres réunissent les auteurs ou chercheurs en résidence, les artistes et les membres de l’équipe de coproduction, auxquels peuvent s’ajouter des collaborateurs impliqués dans la réalisation des projets.
 
Les modalités de ces résidences varient. Les informations sont diffusées occasionnellement par le biais de nos communiqués et nouvelles sur notre site web. Pour plus d’information veuillez nous contacter.
 
[1] Julie Boivin, « Ontologie d’un territoire », Champs d’intérêt : infiltrer, habiter, spéculer, 3e impérial, centre d’essai en art actuel, 2008. Extrait d’un essai réalisé dans le contexte d’une résidence de recherche au centre.

Anne-Marie Dubois

Anne-Marie Dubois gravite depuis quelques années dans le milieu des arts visuels en tant que critique d’art, commissaire et essayiste. Guidée par une approche féministe et multidisciplinaire, elle poursuit actuellement des recherches autour des concepts d’objet/sujet et s’intéresse au courant de pensée dit du «nouveau matérialisme». Ses préoccupations portent principalement sur la réarticulation contemporaine des identités post humaines à l’ère des technologies du numérique.

Ève Dorais
Ève Dorais

Ève Dorais évolue dans le milieu des arts visuels comme commissaire, auteure, artiste et coordonnatrice à la réalisation d’expositions et de publications. En tant qu’artiste, elle s’intéresse aux problématiques du droit d’auteur et cherche à arrimer des questionnements conceptuels à une pratique protéiforme allant du dessin à la vidéo en passant par l’installation. Sa pratique d’auteure et de commissaire l’amène à travailler sur plusieurs sujets, mais elle a un faible pour les œuvres qui tentent de réunir des esthétiques apparemment irréconciliables.

Jacob Wren
Jacob Wren

Dans le contexte d’une démarche interdisciplinaire Jacob Wren produit de la littérature, des performances et des expositions. Sa pratique d’écriture est à la recherche de moyens honnêtes pour combiner la théorie, le quotidien et l’invention. Les performances qu’il crée, en collaboration avec d’autres artistes (et plus souvent avec le groupe PME-ART), mettent au défi le paradoxe d’être soi-même dans une situation de performance, tout en ne craignant jamais de révéler sa vulnérabilité intérieure.

Daniel Canty
Daniel Canty

Daniel Canty croit depuis toujours que les mots savent sur nous des choses que nous ignorons. Dès qu’il a su lire et écrire, il a d’ailleurs choisi, parmi la constellation des métiers bizarres qui s’offraient à lui, la vocation d’auteur. Il croit encore aujourd’hui que c’est une belle façon de faire ce qu’on veut avec n’importe quoi.

Patrice Loubier
Patrice Loubier

Patrice Loubier, historien d’art, critique, commissaire, professeur et chercheur au Département d’histoire de l’art de l’UQAM est invité à concentrer ses réflexions sur les pratiques de l’art infiltrant et à situer celles-ci, notamment dans la perspective des recherches qu’il mène sur l’art conceptuel et les pratiques furtives – objets, signes ou gestes embusqués de façon plus ou moins clandestine et anonyme dans divers contextes publics. Cette résidence, constituée de plusieurs séjours débutés en août 2012, fait écho à des collaborations précédentes avec le 3e impérial, tel que sa participation aux forums Pratiques infiltrantes en 2003, et L’objet retourné en 2008.

Véronique Leblanc
Véronique Leblanc

Véronique Leblanc détient un baccalauréat en histoire de l’art de l’Université de Montréal et une maîtrise en études des arts de l’Université du Québec à Montréal. Elle s’intéresse aux pratiques d’intervention et aux pratiques processuelles, contextuelles et relationnelles ainsi qu’aux liens qui se tissent entre art, éthique et politique.

Denis Lessard
Denis Lessard
Dans le contexte d’une résidence d’auteur au 3e impérial, centre d’essai en art actuel, Denis Lessard a été invité à mener une réflexion sur les projets de résidence en art infiltrant des artistes Magali Babin (Bruissements et clapotis), Victoria Stanton (FatherWork-MonTravail) et Douglas Scholes (Esthétique pragmatique à l’œuvre en quatre temps / Working the pragmatic aesthetic in four parts). La résidence de Denis Lessard, qui fait suite à ses rencontres avec les artistes lors de leurs séjours en résidence de coproduction au 3e impérial, donnera lieu à la présentation d’un texte dans la publication L’envers de l’endroit.
Florence de Mèredieu
Florence de Mèredieu

Florence de Mèredieu est écrivain et essayiste. Philosophe de formation et Maître de conférences honoraire à l’Université Paris I (Panthéon-Sorbonne), elle a longtemps enseigné la philosophie de l’art et l’esthétique. En tant que spécialiste de l’art moderne et contemporain, elle a publié de nombreux ouvrages, dont Histoire matérielle et immatérielle de l’art moderne (Bordas, 1994) revu et augmenté aux éditions Larousse en 2004.

Jérôme Delgado
Guy Sioui Durand

Huron-Wendat, sociologue (PH.D.), critique d’art et commissaire indépendant, la démarche intellectuelle de Guy Sioui Durand se construit, depuis 1978, le plus près possible de l’intervention socioartistique en contexte réel. Comme théoricien, il a fait des rapports entre l’art actuel, la société et l’art amérindien contemporain, ses terrains de compréhension, à travers une analyse sociologique critique des organisations et pratiques artistiques.
 

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