Résidence d'auteurs et de chercheurs

3e impérial, centre d’essai en art actuel a développé, depuis 1984, un important corpus de réalisations et une expertise unique, à la fois spécialisée, reliée à plusieurs champs de compétence et exclusivement orientée vers le soutien, la production et la diffusion des pratiques d’art contextuel et des nouvelles pratiques d’art public dites infiltrantes, par des processus basés sur la rencontre, la collaboration et l’interaction. Le centre occupe une place de précurseur et d’agent évolutif de l’art infiltrant et s’avère un terrain riche et fertile pour nourrir la recherche.
 
Ainsi, l’implication du 3e impérial, centre d’essai en art actuel, consiste à soutenir et à approfondir les pratiques de l’art infiltrant. Travailler dans les zones sensibles du réel. Repérer et mettre en situation les enjeux actuels des lieux, des communautés pour découvrir de nouveaux potentiels, expérimenter de nouvelles sensations, une nouvelle sociabilité, un nouvel usage.1
 
Nos résidences d’auteurs et de chercheurs proposent un contexte de rencontres et de réflexion autour des projets de la programmation ou de sujets reliés à l’art infiltrant. Ces rencontres réunissent les auteurs ou chercheurs en résidence, les artistes et les membres de l’équipe de coproduction, auxquels peuvent s’ajouter des collaborateurs impliqués dans la réalisation des projets.
 
Les modalités de ces résidences varient. Les informations sont diffusées occasionnellement par le biais de nos communiqués et nouvelles sur notre site web. Pour plus d’information veuillez nous contacter.
 
[1] Julie Boivin, « Ontologie d’un territoire », Champs d’intérêt : infiltrer, habiter, spéculer, 3e impérial, centre d’essai en art actuel, 2008. Extrait d’un essai réalisé dans le contexte d’une résidence de recherche au centre.

Martine Michard

Martine Michard dirige, depuis 2004, la Maison des Arts Georges et Claude Pompidou, centre d’art contemporain et résidences internationales d’artistes, labellisée d’intérêt national depuis 2018. Elle accompagne les recherches d’artistes émergents ou confirmés dans une relation pensée aux contextes et aux publics de l’art. Depuis 2005, elle a initié le Parcours d’art contemporain en vallée du Lot qui reçoit plus de 20 000 visiteurs chaque année. Elle a à cœur de faire valoir les conditions d’une réelle professionnalisation pour les artistes.

Jonathan Lamy
Jonathan Lamy

Jonathan Lamy est poète à tout faire. Chercheur, conférencier, animateur, coordonateur de projets, conseiller littéraire, traducteur, critique de poésie et d’essai, d’art-action et d’arts visuels, il pratique et conjugue la poésie sonore, la poésie-action, la vidéopoésie et l’intervention dans l’espace public. Il a publié quatre recueils aux Éditions du Noroît dont La vie sauve, qui a remporté le Prix Émile-Nelligan. Il a piloté ou copiloté des dossiers de revue sur Denis Vanier, Josée Yvon, la vidéopoésie, la poésie écossaise et l’affirmation artistique autochtone.

Sylvie Tourangeau
Sylvie Tourangeau

En art performance depuis 1978, Sylvie Tourangeau (artiste, auteure, facilitatrice de workshops et commissaire) est considérée comme une pionnière de l’art performance au Canada. Elle a publié quelques livres d’artistes et plus d’une soixantaine d’articles sur un ensemble important de performeur·e·s depuis le début des années quatre-vingt (Inter, Espace, Parachute, Vanguard, Vie des Arts, etc). Avec le collectif TouVA, elle publie, en 2017, l’ouvrage bilingue Le 7e Sens à propos du performatif.

Julie Martin

Julie Martin, chercheure, critique et doctorante en arts et sciences de l’art est en résidence de recherche au 3e impérial, centre d’essai en art actuel, du 09 au 22 octobre 2017.
 

Anne-Marie Dubois

Anne-Marie Dubois gravite depuis quelques années dans le milieu des arts visuels en tant que critique d’art, commissaire et essayiste. Guidée par une approche féministe et multidisciplinaire, elle poursuit actuellement des recherches autour des concepts d’objet/sujet et s’intéresse au courant de pensée dit du «nouveau matérialisme». Ses préoccupations portent principalement sur la réarticulation contemporaine des identités post humaines à l’ère des technologies du numérique.

Thomas Grondin

Depuis 1998, Thomas Grondin a été commissaire pour plusieurs projets réalisés avec le centre d’artistes AXENÉO7 (Gatineau, Québec) dont « Kapow : une convention de superhéros » (2010), « L’échelle de la langue » (2002), « Expérience trouble » (2001), « Le millénaire est mort, il faut le manger » (2000), et « Adopter un artiste » (1998).

Ève Dorais
Ève Dorais

Ève Dorais évolue dans le milieu des arts visuels comme commissaire, auteure, artiste et coordonnatrice à la réalisation d’expositions et de publications. En tant qu’artiste, elle s’intéresse aux problématiques du droit d’auteur et cherche à arrimer des questionnements conceptuels à une pratique protéiforme allant du dessin à la vidéo en passant par l’installation. Sa pratique d’auteure et de commissaire l’amène à travailler sur plusieurs sujets, mais elle a un faible pour les œuvres qui tentent de réunir des esthétiques apparemment irréconciliables.

Jacob Wren
Jacob Wren

Dans le contexte d’une démarche interdisciplinaire Jacob Wren produit de la littérature, des performances et des expositions. Sa pratique d’écriture est à la recherche de moyens honnêtes pour combiner la théorie, le quotidien et l’invention. Les performances qu’il crée, en collaboration avec d’autres artistes (et plus souvent avec le groupe PME-ART), mettent au défi le paradoxe d’être soi-même dans une situation de performance, tout en ne craignant jamais de révéler sa vulnérabilité intérieure.

Daniel Canty
Daniel Canty

Daniel Canty croit depuis toujours que les mots savent sur nous des choses que nous ignorons. Dès qu’il a su lire et écrire, il a d’ailleurs choisi, parmi la constellation des métiers bizarres qui s’offraient à lui, la vocation d’auteur. Il croit encore aujourd’hui que c’est une belle façon de faire ce qu’on veut avec n’importe quoi.

Patrice Loubier
Patrice Loubier

Patrice Loubier, historien d’art, critique, commissaire, professeur et chercheur au Département d’histoire de l’art de l’UQAM est invité à concentrer ses réflexions sur les pratiques de l’art infiltrant et à situer celles-ci, notamment dans la perspective des recherches qu’il mène sur l’art conceptuel et les pratiques furtives – objets, signes ou gestes embusqués de façon plus ou moins clandestine et anonyme dans divers contextes publics. Cette résidence, constituée de plusieurs séjours débutés en août 2012, fait écho à des collaborations précédentes avec le 3e impérial, tel que sa participation aux forums Pratiques infiltrantes en 2003, et L’objet retourné en 2008.

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