Aux antipodes

Guy Sioui Durand — Tsie8ei 8enho8en

Auteur·e/chercheur·e

Dans le cadre du programme de résidence — Auteur·e/chercheur·e et au cours du cycle d’exploration L’envers de l’endroit, Guy Sioui Durand a été invité à mener une réflexion sur les projets d’art infiltrant des artistes Émilie Rondeau (Morceaux de paysage), Karen Elaine Spencer (Rêves à la poste [pour Granby]) et Emma Waltraud Howes (Subtle Architectures Subtiles [étude de gestes granbyenne]).

Huron-Wendat, sociologue (PH.D.), critique d’art et commissaire indépendant, la démarche intellectuelle de Guy Sioui Durand se construit, depuis 1978, le plus près possible de l’intervention socioartistique en contexte réel. Comme théoricien, il a fait des rapports entre l’art actuel, la société et l’art amérindien contemporain, ses terrains de compréhension, à travers une analyse sociologique critique des organisations et pratiques artistiques.

Critique d’art, il sillonne la territorialité des réseaux périphériques, nationaux et internationaux du champ de l’art, publiant nombre d’ouvrages et d’essais et prononçant ce qu’il appelle des conférences/performances. À titre de commissaire indépendant, il a signé plusieurs événements majeurs mais aussi des manifestations d’art social. L’art engagé du côté de l’émancipation et pour contrer les famines de l’esprit fonde sa pensée

Co-fondateur de la revue Inter, art actuel et du Lieu, centre en art actuel (Québec), Guy Sioui Durand collabore à plusieurs périodiques et publications. Trois livres sont sortis de sa plume : L’art comme alternative. Réseaux et pratiques d’art parallèle au Québec (1997), Les Très riches heures de Jean-Paul Riopelle (2000) Riopelle. L’art d’un trappeur supérieur. Indianité (2003), sans compter nombres de collaborations pour des ouvrages édités, dont le récent Aimititau! Parlons-nous! (2008).

Cinq séjours de rencontres, d’échanges et de réflexion au cours de 2008 et 2009.

Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts du Canada, Ville de Granby.