ALICA – Alliance pour la circulation de l’art
Projet collectif
ALICA est une entreprise de mobilisation et d’action artistique en huit mouvements sur le thème de la territorialité et sur les facteurs identitaires de communautés habitant ces territoires suite à une réflexion sur la question de l’autonomie de la pratique multidisciplinaire artistique et de son intégration aux différents zonages du territoire. Huit manœuvres artistiques utilisent le territoire géographique et virtuel comme support tout en mettant en relief un rapport avec la communauté. Chaque manœuvre est réalisée dans une région différente et spécifique du Québec.
Yves Gendreau donne la parole au territoire. Ronald & Richard et Clément Côté aménagent un espace de réflexion sur le territoire. Danyèle Alain cherche la complicité du territoire. Philippe Côté milite sur le territoire. Christian Barré pointe du doigt les symboles visuels du territoire. Patrick Beaulieu marche le territoire qu’il ponctue de traits de lumière. Doyon/Demers sculpte la société qui habite le territoire. Marie-Christiane Mathieu explore de nouveaux territoires à la fois immatériels et visibles.
ALICA – 2001
Huit manœuvres en quête d’un territoire
Programme
MANŒUVRE 1
Yves Gendreau – Chantier Jal #367. Le parc de l’antenne
9 septembre 2001, rang Saint-Grégoire, Auclair (Québec)
MANŒUVRE 2
Ronald & Richard / Clément Côté – Chaire observatoire de l’entrepreneurship
16 septembre 2001, au château Riche-Art, ville de Saint-Joseph-de-Beauce (Québec)
MANŒUVRE 3
Danyèle Alain – Sculpture de chemin
22 septembre 2001, La Pocatière (Québec)
MANŒUVRE 4
Philippe Côté / Ami des Ruines – Étant donné, la ruine du viaduc et l’établissement de la bibliothèque, que faut-il prévoir de plus…qu’où donc?
30 septembre 2001, coin Berri et Sherbrooke, Montréal (Québec)
MANŒUVRE 5
Christian Barré – Réfléchir par hasard pour un espace public agile
6 octobre 2001, Le P’tit bar, rue Saint-Denis, Montréal (Québec)
MANŒUVRE 6
Patrick Beaulieu – La battue
13 octobre 2001, L’Avenir (Québec)
MANŒUVRE 7
Doyon / Demers – Veuves de chasse – Petits récits
1 au 31 octobre 2001, Saint-Raymond de Portneuf (Québec)
MANŒUVRE 8
Marie-Christiane Mathieu – Monument du vide
work-in-progress, 3 au 4 novembre 2001, ontogenetic.org [hyperlien obsolète]
ALICA – 2026
Huit cyber-reportages en quête d’utopie
L’équipe du 3e impérial a réintégré le mot « cyber-reportage1 » dans son jargon interne autour de l’année 2020 pour désigner les reportages photos et textuels évolutifs réalisés et diffusés en ligne pour chacun des projets des artistes en résidence qu’elle accompagne. L’usage du préfixe « cyber- » témoigne de l’époque où cette pratique a émergé dans les mécanismes de diffusion du 3e impérial.
Au début des années 2000 avec le projet collectif ALICA – Alliance pour la circulation de l’art, un trio de reporters, surnommé le bureau volant impérial (BVI2), avait été mandaté pour suivre le travail de huit artistes investissant des communautés situées dans cinq régions administratives du Québec et sur internet. L’aventure artistique s’est déroulée sur huit semaines consécutives, à raison d’une semaine par œuvre avec la tenue d’un événement rassembleur pour chacune d’elles. Le mandat du BVI visait à témoigner quasi « en direct » sur le web du travail processuel mis en branle par les artistes. Cette diffusion fut pensée pour le public ne pouvant se déplacer aux événements et dans l’objectif de rendre les œuvres accessibles sous forme d’archives.
Le 3e impérial a par la suite conservé certains des principes de diffusion éprouvés dans le contexte du projet ALICA. 25 ans plus tard, on y reconnaît encore le modus operandi campé par les cyber-reporters de 2001. Depuis, la production des cyber-reportages s’est appliquée aux projets des artistes de la programmation régulière, axée sur une offre de résidence multiséjour en art infiltrant. Leur diffusion – désormais en différé – inclut en plus toutes les étapes du processus de création des artistes.
Dans le contexte de la programmation triennale du 40e anniversaire de fondation du 3e impérial, centre d’essai en art actuel, le micro-site spécifique au projet ALICA, diffusé à l’époque (2001), a été remis en ligne.
D’un point de vue sociétal, les connotations3 du préfixe cyber ont évolué dans le temps. Au début des années 1990/début 2000, il se prononce avec le souffle de l’utopie et la volonté de la libre circulation de l’information. Le cyberespace de cette période relève de l’imaginaire spatial et sous-entend la connexion entre les personnes, les idées. Après une certaine lassitude et un délaissement de son utilisation au tournant des années 2010, le cyber des années actuelles persiste dans un champ lexical axé sur le contrôle et la stratégie (ex. cybersécurité, cyberattaque)4. En réintroduisant le terme dans son vocabulaire quotidien, le 3e impérial tire parti de ce décalage et se livre, avec une pointe d’humour, non seulement à un exercice de remémoration mais encore, il pose un geste de résistance utopique en le rapprochant de sa sémantique popularisée à l’ère de la démocratisation d’internet.
Les œuvres d’art infiltrant soutenues par le 3e impérial dans sa programmation régulière s’étalent sur un temps long, en plusieurs lieux et toutes les étapes constituent l’intégralité de l’œuvre. Cet aspect processuel s’accorde naturellement aux possibilités qu’offre l’édition numérique. Pour approfondir la réflexion et saisir toute la pertinence des cyber-reportages dans la démarche de coproduction/diffusion du 3e impérial, voici un entretien entre Stéphanie Lagueux, une des artisanes reporters de 2001, et Marie-Claude De Souza, codirectrice du 3e impérial.
1 Volontairement avec trait d’union en écho à sa graphie des années 1990-2000 où il n’était pas encore lexicalisé puisque son usage était un phénomène nouveau lié à l’essor d’internet.
2 Bureau volant impérial utilisé en alternance avec Bureau volant informatisé.
3 À ce sujet : Lévy, Pierre. Cyberculture. 1997. / Mattelart, Armand. Histoire de la société de l’information. 2009.
4 Deibert, Ronald. Black Code: Surveillance, Privacy, and the Dark Side of the Internet, 2013.
MCDS : Peux-tu nous décrire ton rôle dans ALICA?
SL : Avec Ronald Guèvremont (rédaction) et Alain Pratte (photo), qui étaient aussi de la partie, on a suivi chaque manœuvre avec l’ordinateur et la caméra. À l’époque, c’était innovant d’avoir accès à internet comme ça, dans n’importe quel bout de rang de campagne. Déjà ça, de se placer à l’endroit où on pouvait se brancher sur le réseau, de s’organiser un petit bureau, de mettre en ligne des images et du texte pour chaque manœuvre en cours, c’était l’aventure! On suivait sur place l’événement associé à chaque manœuvre. Donc, on habitait là aussi pour un ou deux jours, on partageait des moments. C’était intéressant de vivre le contexte et c’est ce contexte qu’on voulait communiquer.
MCDS : Comment fonctionnait votre dispositif, à l’époque? J’ai entendu dire qu’il y avait un « patentage » pour avoir accès à internet et que vous diffusiez directement avec les structures terrain des compagnies de téléphonie.
SL : J’avoue que je ne me rappelle plus les détails techniques, mais ce n’était pas simple. Avoir accès à internet en région, c’était un défi. Même en ville, les connexions n’étaient pas très rapides. Dans nos cyber-reportages, les images étaient toutes petites (320 x 240 pixels). Mon rôle, c’était vraiment d’intégrer les photos et le texte du cyber-reportage sur le site web le jour même de l’événement. Même le site, c’était un système de gestion de contenu fait main par un développeur web.
MCDS : Te souviens-tu le délai entre le moment où les photos étaient prises et celui de leur mise en ligne? Paradoxalement, c’était probablement plus instantané qu’aujourd’hui où l’on fait un tri, un travail éditorial poussé, on axe sur la diffusion lente…
SL : Oui, vraiment, parce que, l’idée, c’était de les mettre en ligne sur place. C’était assez rapide, étonnamment. L’édition se faisait rapidement. Chaque reportage était complété sur place, dans chacune des communautés touchées.
MCDS : Puis, te souviens-tu pourquoi ou comment cette approche de cyber-reportage est née avec le projet ALICA? Quelle était l’intention de cet aspect-là du projet?
SL : Je suis arrivée au moment où on était en train d’exécuter le projet ALICA et non à le concevoir. Mon intuition est que la possibilité de rendre accessible tout de suite, en temps quasi-réel, un reportage avec des moyens sommes toutes modestes, était assez nouveau. Une possibilité que le comité de direction du projet, les huit artistes, avait envie d’explorer. J’imagine que c’était aussi pour rendre visible ce qui se passait très rapidement [huit projets en huit semaines dans cinq régions], même si on était loin de Granby.
L’idée de travailler en réseau faisait partie de la pratique artistique personnelle de certains membres impliqués dans l’organisation d’ALICA ou de certains artistes gravitant autour du 3e impérial, comme Marie-Christiane Mathieu. C’était aussi dans l’air du temps. Je me souviens d’un projet similaire, à peu près dans les mêmes années. On était placé à différents endroits et on s’échangeait — ç’a l’air tellement banal, mais à l’époque, c’était vraiment novateur — on s’échangeait des images, on travaillait en temps réel, puis on les renvoyait. On appelait ça des événements d’art réseau.
Le cyber-reportage, c’est un peu dans le même esprit : rendre rapidement disponibles des images d’un événement qui se passe dans un coin éloigné. Alors qu’aujourd’hui, tout le monde fait ça avec son téléphone cellulaire.
MCDS : Je retiens qu’il y avait l’aspect éphémère, toujours présent dans les projets du 3e impérial, et plus spécifiquement dans ce contexte-ci, il y avait l’éloignement de Granby. Pour un projet qui est délocalisé en plusieurs lieux, c’est une façon de rassembler l’information.
Je retiens aussi l’aspect d’exploration technologique associé à cette époque-là, qui se faisait aussi dans d’autres centres d’artistes.
SL : Oui, j’ai l’impression que ce sont les influences qui ont amené ça.
MCDS : Que reconnais-tu de la formule du cyber-reportage de l’époque dans l’édition numérique du 3e impérial aujourd’hui? Autrement dit, comment ces prémices-là ont-elles influencé la suite des choses
SL : Je pense que c’est vraiment resté un format en adéquation avec les pratiques de l’art infiltrant. Quand on y pense, ça fait longtemps, puis c’est resté. On aurait pu décider, à un moment donné : « plutôt que de faire une suite d’images, avec du commentaire, on va faire de courtes vidéos, maintenant que c’est possible. »
Puis, le 3e impérial le fait aussi, on fait des vidéos, mais la première chose qui est disponible, c’est une série de photos qui raconte l’histoire. Je pense que le fait que les projets au 3e impérial ont tellement de densité… Tu ne peux pas les raconter en une image. C’est vraiment limitant. Je le sens même pour ma pratique, ça prend plusieurs images ou un montage vidéo.
C’est ce qui fait que c’est resté, parce qu’un diaporama d’images ou une suite d’images, ça reste plus léger qu’une vidéo. Autant à produire qu’à diffuser, qu’à mettre sur un site web, en termes de données et de travail.
Ça convient bien à la réalité des projets qui réunissent une multiplicité de gestes, d’interventions, d’activités, d’explorations. Le cyber-reportage n’est pas figé/fini on peut rajouter des images graduellement. C’est comme la première manière de documenter les projets, j’ai l’impression. Ça prend beaucoup d’images pour retrouver toutes les étapes d’une œuvre processuelle. Je pense que c’est pour ça que ça reste. Personnellement, c’est aussi une modalité de documentation que j’ai conservée dans ma pratique. Pas de la même manière exactement, mais c’est toujours comme ça que ça commence : une série d’images, puis après, on arrive à faire la vidéo un peu plus tard.
MCDS : Tu n’as pas tort, parce qu’aujourd’hui encore, dans tous les types d’éditions que touche le 3e impérial, les cyber-reportages, l’opuscule, les vidéos, le livre… C’est vraiment la première chose qui est diffusée. En effet, ça permet plus d’instantanéité que le reste des supports. En même temps, je constate qu’il y a quelque chose de cyclique et d’interactif dans la séquence : on va documenter, on va éditer, on va mettre en ligne et on va recommencer parce que les séjours sont échelonnés dans le temps. Ça entretient aussi l’aspect évolutif du projet d’art infiltrant.
Alors que pour une production vidéo, tu dois avoir en main tout le visuel tourné pour commencer le montage. Avec la photo, c’est quelque chose qui peut se faire progressivement. Donc, c’est cohérent avec le rythme des projets.
Puisque c’est ton créneau, as-tu un mot à dire sur l’aspect technologique (de l’époque à aujourd’hui)?
SL : C’est ce qui est drôle : finalement, ça n’a pas tant changé au fil du temps. Dans le fond, on prenait des images, des photos sur une caméra numérique. À l’époque, on avait quand même une caméra numérique, ça aussi, c’était assez nouveau. Après, on les formatait un petit peu quand même. Ensuite, on les mettait en ligne sur ce site web. Ce qui a changé, c’est que maintenant les systèmes sont vraiment plus normalisés. À l’époque, c’était quelque chose qui avait été un peu bricolé pour nous. Comme tout le monde faisait, on bricolait des sites web. On avait aussi moins de contenu à l’époque, mais c’était le début de ce mode d’édition-là. Aujourd’hui, l’édition web n’est qu’une partie de tout le processus éditorial du 3e impérial. Il prolonge la vie de projets éphémères et relationnels par une diffusion multifacettes.
On pourrait voir les cybers d’ALICA comme un projet qu’on a fait à l’époque, qui est toujours là, mais qui est imbriqué dans un système plus grand. Un CMS [Content Management Système ou Système de Gestion de Contenu, ex. WordPress]. Mais à l’époque, c’était vraiment juste une base de données avec un formulaire en ligne où j’allais chercher mes images, puis je les mettais une à la suite de l’autre. Si je voulais aller en changer une de place, il fallait carrément que je la jette, puis que je la remette. C’était beaucoup plus lourd. C’était plus « fait main » ou moins perfectionné, certainement (le développeur Sean O’hara soutenait à distance le BVI selon les besoins). Pourtant, c’est le même processus : prendre des photos, les formater, les mettre en ligne, ajouter le texte. Puis, je ne sais pas si c’est le cas pour le 3e impérial, mais pour ma part, avec le temps, j’essaye d’apprendre à être plus économe dans mes captations et d’en garder vraiment une sélection. À l’époque, je pense qu’on faisait moins ça.
MCDS : Depuis qu’on utilise un téléphone pour faire la photo de documentation, on produit beaucoup plus de photos réussies/utilisables pour les cyber-reportages. Ce type d’appareil facilite le travail puisqu’il est discret. On peut laisser les relations prendre forme entre les artistes et les personnes rencontrées sans distraction ou pression, sans trop s’attarder aux conditions d’éclairage, par exemple. Je pense qu’on est passé d’une moyenne de peut-être une vingtaine de photos à une moyenne d’approximativement 60 photos dans les quatre, cinq dernières années. C’est intéressant, parce que la phase de triage et de classement est d’autant plus importante. Il faut avoir une hygiène numérique finalement.
La qualité photographique qu’on peut avoir maintenant avec les appareils mobiles permet une plus grande quantité, mais il faut que le système de tri et d’archivage soit réfléchi. On s’est donné une méthode qui découle même d’un travail fait par les archivistes sur notre nomenclature générale de classement pour tout fichier numérique, qu’il soit visuel ou non.
SL : Avec les débuts de la photographie numérique, je pense qu’on était dans le même esprit et on pouvait faire vraiment beaucoup de photos aussi!
MCDS : Serais-tu capable de situer à quel point le 3e impérial était innovant ou en continuité avec ce qui se faisait à l’époque?
SL : Oui, je dirais quand même que c’était très innovant pour les centres d’artistes, certainement, parce que, à ma connaissance, il n’y avait pas d’autres centres qui faisaient des reportages comme ceux-là sur le web. Et, il y avait peu de centres qui avaient un site web.
Les expériences qui se faisaient sur le web étaient en lien plus direct avec des projets artistiques qu’avec la diffusion. Ça serait à vérifier. Peut-être qu’on était moins au courant des démarches des autres centres, même si c’était en ligne, on était encore dans les débuts.
Marie-Christiane Mathieu gravitait aussi autour du Studio XX [aujourd’hui, Ada X]. Donc, c’est aussi Studio XX qui circulait dans un certain réseau. La structure des cyber-reportages était quand même vraiment compliquée à mettre en place. D’habitude, la complexité technique est un frein. Je me dis qu’il y avait vraiment un grand désir de les mette en place.
MCDS : Je t’écoutais parler et je me disais : « les cyber-reportages, c’est comme l’ancêtre des statuts sur les réseaux sociaux ». En ce sens que, avec le téléphone mobile aujourd’hui, tu prends quelques photos, puis, instantanément, tu peux les mettre en ligne sur Instagram ou sur Facebook avec une légende.
SL : C’était vraiment ça. On voulait qu’ils soient en ligne pendant ou juste après l’événement. Il y avait vraiment cet aspect-là qui était super important. Le 3e n’a pas conservé cette immédiateté par contre.
MCDS : Une chance, on serait épuisés !
Justement, on fait le choix de laisser une distance dans le temps entre la captation des photos, l’édition et la diffusion. On met en ligne des nouvelles images à la veille du séjour suivant.
SL : Pour faire de la promotion…
MCDS : Oui, c’est pour annoncer ce qui s’en vient et, surtout, pour permettre aux gens de suivre un projet d’artiste réalisé dans le contexte d’une résidence multiséjour. D’un séjour à l’autre, comme un récit qui se trame. Quand on participe ou on assiste à une parcelle de projet aussi complexe, cette narration aide à saisir l’ampleur de l’œuvre dans laquelle on s’inscrit. Je pense que le 3e impérial n’est pas allé vers les réseaux sociaux pour diffuser ce type de contenu parce que la forme du cyber-reportage était peut-être déjà implantée depuis une bonne dizaine d’années avant que les réseaux sociaux deviennent ce qu’ils sont.
Mais aussi, je pense qu’il y a un aspect dans les réseaux sociaux qui est associé au flux. C’est un flux continu d’images, alors que le site web permet d’archiver ces cyber-reportages-là, de manière beaucoup plus durable que sur Facebook ou, du moins, avec plus de contrôle.
SL : C’est certain que les cyber-reportages ont un rôle d’archives, alors que les réseaux sociaux donnent l’impression qu’ils conservent des souvenirs sur le coup : si tu retournes dans un événement que tu as « posté » quelques années avant, il est possible qu’il ne soit plus là parce que Facebook a changé sa façon d’afficher les galeries ou toute autre modification structurelle.
Quand on fait appel à des plateformes externes, on doit faire avec les changements qu’elles imposent. Un site web constitue une archive, si on le construit et on le poursuit comme tel. Quand on fait migrer un site ou on en fait une refonte, on peut décider de réintégrer ou pas le passé. Même si c’est du numérique, il faut bien le traiter et faire des choix conscients.
MCDS : Je te remercie pour cette conversation. Voudrais-tu ajouter quelque chose?
SL : ALICA a vraiment été une expérience super enrichissante, comme artiste plutôt de la relève. Tout comme mon implication, par la suite, pendant plusieurs années, dans la réalisation des cyber-reportages qui ont été adaptés pour les résidences d’artistes de la programmation régulière du 3e impérial.
C’était tellement agréable de me promener en suivant les artistes. Ce contact privilégié avec les œuvres en cours de conception a inspiré la façon dont je voulais faire de l’art sur le terrain, dans des lieux où on ne l’attend pas. C’était vraiment un condensé exceptionnel d’apprentissages, à parcourir le terrain comme ça et à voir à chaud les méthodes de travail de plusieurs artistes.
Médiagraphie
- Chagnon, Johanne. « L’art comme du poil dans l’engrenage ou comme roue d’engrenage ». Texte d’une conférence dans le cadre de l’événement L’art, entre diffusion et prospection : État des lieux, Revue Etc., Montréal, no 58, juin 2002, p.31.
- Entrevue sur le web avec Patrick Beaulieu. Site YARD (Young artists Domain) de Singapour. www.the-yard.net [lien caduque].
- Dufour, Jacques. CHOX-FM (97,5), La Pocatière, entrevue avec Danyèle Alain, septembre 2001.
- « La Battue, Une action de champs de Patrick Beaulieu ». L’Express Drummondville, dimanche 14 octobre 2001, p. 33.
- Lamarche, Bernard. « Les pouvoirs divers de l’image – Art nomade ». Le Devoir, cahier culturel de la rentrée, samedi 25 et dimanche 26 août 2001, p. C-10.
- Le Fouinard – Bulletin d’informations municipales de L’Avenir, communiqué, vol. 6, no 3, septembre 2001.
- Mention d’ALICA dans une entrevue avec Philippe Côté de La Société de Conservation du Présent. Revue Esse arts + opinions no 40, automne 2000.
- Paquin, Denise. « 8 manœuvres en quête d’un territoire-Deux artistes en quête de “Veuves de chasse” ». Le Courrier de Portneuf, dimanche 14 octobre 2001, p. 16.
- Pelletier, Christian. « Yves Gendreau crée un “lieu de mémoire vivante” ». Le Touladi, vol. 23, no 1, dimanche 16 septembre 2001, p. 10.
- Radio-Canada, Québec, Capsule radio, Info culture, septembre 2001.
- Sculpture en direct – « Alica, alliance pour la circulation de l’art ». Revue Espace, Montréal, no 58, p. 51.
- Sioui Durand, Guy. « Quand les attitudes d’art deviennent stratégies ». Revue Inter, juin 2002, no 81, p. 22.
- Sioui Durand, Guy. « Veuves de chasse ». Dossier L’année 2001 de l’art actuel au Québec, revue Inter, juin 2002, no 81, p. 50-51
Yves Gendreau
Ronald & Richard et Clément Côté
Danyèle Alain
Philippe Côté
Christian Barré
Patrick Beaulieu
Doyon/Demers
Marie-Christiane Mathieu
Auteur·e·s associé·e·s au projet :
Danyèle Alain
Sonia Pelletier
Alain-Martin Richard
ALICA – Alliance pour la circulation de l’art
8 manœuvres en quête d’un territoire
9 septembre au 4 novembre 2001
Lancement :
Huit cyber-reportages en quête d’utopie
Remise en ligne du micro-site ALICA (conçu en 2001)
15 juin 2026
> Projet collectif ALICA, 2001
Comité de direction : Danyèle Alain, Yves Gendreau, Patrick Beaulieu, Ronald & Richard, Doyon/Demers, Marie-Christiane Mathieu, Christian Barré
Équipe de production :
Coordination : Danyèle Alain
Logistique et administration : Yves Gendreau
Graphisme et logo : Pierre Durand
Programmation web : Sean O’Hara
Captation vidéo : Yves Gendreau, Jonathan Lécuyer, Patrick Beaulieu
Bureau volant impérial (BVI)
Chargé de projet et communications : Ronald Guèvremont
Photographie : Alain Pratte
Site web : Stéphanie Lagueux
> Huit cyber-reportages en quête d’utopie, 2026
Direction : Marie-Claude De Souza et Danyèle Alain
Webmestre : Stéphanie Lagueux
Stagiaire : Catherine Bélanger
STUDIO XX, plus particulièrement Oana Spinu et Julie Lapalme
Les artistes et leurs complices :
> Manœuvre 1 : Yves Gendreau
Louis Leroux, Sam Robinson, Groupement forestier du Lac Témiscouata, Municipalité d’Auclair, Matériaux Témis inc.
> Manœuvre 2 : Ronald & Richard/Clément Côté
Linda Cloutier
> Manœuvre 3 : Danyèle Alain
Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière, André Simard, Gilbert Bouillon, Mario Cantin, Mélanie Lavoie, les ouvriers de la ferme La Pokita, Serge Poulin microbiologiste, les étudiants GEA. Annabel, Claude Gélineau, Jacques Laberge, Guy Sioui et Daniel Bélanger, Cloé et Léa Alain-Gendreau, Alain-Martin Richard et Nicole Cattelier
> Manœuvre 4 : Philippe Côté
Marc Dutin/Rebut Global, Venus volante, Groupe en recherches urbaines Hochelaga-Maisonneuve (GRUHM).
> Manœuvre 5 : Christian Barré
Marie-Josée Roy, Robert Lavigne et Gino Gosselin de la Old Brewery Mission Inc. Violette F. Fournier, Réjean Chaput, Arthur Ouellette, Rénald Martin, Gérald Frigault, Denis Gagné, Claude Brisebois, Stéphane Chanu, Michael J. Descoste, Christian Gendron, Bernard Gosselin, Robert Bisson, Alan Leclerc, Gaétan Pouliot, Jacques Lionet, Roland Gagnon, Jean Fontaine, André Canuel, Claude Germain, Alain Laplante, Jean-Marc Legault, Christian Paquette, Micheline Boucher, Jérémie Houle, Guy Legros, Geneviève Brien.
> Manœuvre 6 : Patrick Beaulieu
Hraïr Abdalian, Francis Favreau, Palma Geraci, Mylène Lauzon, Dominik Vincent et la municipalité de L’Avenir.
> Manœuvre 7 : Doyon/Demers
Le Fonds Canadien d’Aide à la Recherche (FCAR), Lauriane et Romuald Trépanier, le Service de l’audiovisuel de l’UQAM, Lucie Fradet et Robert Faguy d’Arbo Cyber théâtre, Deanne Achong de Dia Media, Stéphane Lépine et Éric Trudel de CJSR – la télévision communautaire de Saint-Raymond, Denise Paquin du Courrier de Portneuf, la population raymondoise et tout particulièrement notre clientèle. Le Manoir du Lac Sept-Îles, le Café du Clocher, Les Immeubles JPL Ltée, Corbo publicité 99, Les Entreprises Gilles Plamondon Ltée, Quinca-Tout, Lou-Tec et Aux PrimeVerts.
> Manœuvre 8 : Marie-Christiane Mathieu
Les techniciens en informatique et réseaux Oana Spinu et Sean O’Hara. Le Studio XX, DAÏMON, le Département d’arts plastiques de l’UQTR et l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Les artistes Elisabeth Mathieu, Julie Lapalme, laura-jeanne lefave, Andrée Préfontaine et les membres de DAÏMON. Claire Piché et I8U. Les collaborateurs et assistants Pierre-Simon Doyon, Léonie Clermont, Miriam Verburg, Maxime Piché, Marie Sarah Gilbert-Deschesnes, Jean-Charles Grégoire, INRS-télécommunication, le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH).
Programme Interart du Conseil des Arts du Canada
Programme Promotion et diffusion du Conseil des arts et des lettres du Québec
Fonds de consolidation des arts et de la culture
Alain Pratte sauf mention.
