Pavillon

Josée Dubeau

Dans l’atelier du 3e impérial, Josée Dubeau dessine les plans du « Pavillon ».
Il s’agit d’un projet d’intervention sculpturale sur la façade du bâtiment qui abrite le 3e impérial, l’ancienne usine Imperial Tobacco.
Préparatifs du chantier…
6 paliers d’échafaudages doivent être érigés.
Jusqu’au 3e et dernier étage, précisément devant les fenêtres de l’atelier de l’artiste en résidence.
L’équipe de production : Yves Gendreau, chef de chantier (à droite), Yvan Brûlé (à gauche), se complète avec Nina Dubois et, bien entendu, la conceptrice et auteure de l’œuvre, Josée Dubeau.
Dans l’atelier impérial, les pièces de l’œuvre à assembler sont alignées.
Josée Dubeau s’active à l’intérieur.
Ajustement dans l’atelier de menuiserie…
Le montage débute avec la première pièce du plancher…
Assemblage méticuleux…
Les fines structures sont faites de baguettes de pin.
Toutes les pièces sont maintenant en place, le contraste est saisissant…
On retire les pièces d’échafaudages.
Le jeu d’infiltration fonctionne : l’homogénéité familière de ce complexe industriel subit une transformation.
Lors du lancement, l’artiste présente une série de photographies.
Ce sont les nombreux balcons et vérandas présents dans l’architecture des maisons de Granby, qui ont inspiré ce projet.
Du printemps à la fin de l’été, la couleur des baguettes s’est doucement altérée, passant du jaune lumineux au gris, s’effaçant discrètement jusqu’à son démontage, en septembre.

Résidence — Artiste

Ce projet a été réalisé dans le contexte d’une résidence de coproduction en art infiltrant de janvier à mai 2008.

Le projet est associé à la résidence d’auteur de Julie Bélisle.

Inspirée par certains aspects de l’architecture vernaculaire et par la figure de la véranda, Josée Dubeau a conçu une intervention sculpturale sur la façade du bâtiment principal de l’ancien ilôt industriel de l’Imperial Tobacco. Faite essentiellement de baguettes de bois, l’œuvre représente une structure qui s’apparente à la forme d’une galerie légère. Opérant une hybridation de la domesticité dans une ancienne zone industrielle, l’introduction de cette architecture en porte-à-faux, et en surplomb de la rue Cowie, infiltre la topographie des lieux et transforme l’homogénéité apparente de cet espace urbain.

Dans une perspective utopique, la création de cette construction alternative se superpose à la fonction usuelle d’un bâtiment à l’origine industriel, amenant la pratique de l’art dans une sphère marginale de l’architecture et du territoire. Pour un temps éphémère, cet objet en suspension entre ciel et terre, empreint d’un certain exotisme, devient le lieu d’une expression constructive portée par un désir de rompre avec l’uniformité ambiante, un site universel et symbolique d’appréciation et de rêverie du monde.

D’inspiration minimaliste, les récentes installations de Josée Dubeau s’inscrivent dans une réflexion sur l’architecture et plus particulièrement sur la typologie des espaces génériques et anonymes du contexte continental nord-américain. Cette réflexion aborde les zones sensibles de la condition humaine dans ses rapports à l’espace habité. Évoquant des modèles d’organisation d’aménagement intérieur, les sculptures qui composent ces installations proposent des formes autonomes qui épousent la régularité géométrique du dessin-contour du volume de mobiliers modulaires. Cet aspect schématisé est soutenu par les qualités du matériau : de minces baguettes de bois. Ce qui contribue à insuffler à l’œuvre un effet de dématérialisation, permettant l’exploration d’une architecture absente de masse et de gravité, ouverte à l’amplitude de l’espace. Ainsi, l’opacité et la transparence sont inversées, la légèreté est substituée au poids et, par la virtualité du dessin en trois dimensions, la réalité est réduite à son espace négatif : le vide.

 

À venir : documentaire vidéo

 

Médiagraphie

À venir

Josée Dubeau vit à Gatineau. Sa pratique artistique est orientée autour de l’installation, de la sculpture, du dessin et de la vidéo. Son travail a été présenté dans le contexte de résidences d’artiste et d’expositions, au Canada et dans le réseau international. Citons les résidences de la Fondation Christoph Merian à Bâle, en 1998, de la Internationales Künstlerhaus Villa Concordia en Allemagne en 2002 et du Studio du Québec à la Künstlerhaus Bethanien, à Berlin en 2004-2005. Ses plus récentes expositions ont eu lieu à la Galerie d’art d’Ottawa en 2006 et à la Galerie SAW en 2007. Josée Dubeau a réalisé plusieurs œuvres d’art public, dans le cadre du programme Intégration des arts à l’architecture du Québec. Ses œuvres font partie de collections publiques et privées en Ontario, au Québec, en Suisse et en Allemagne. Elle enseigne le dessin et la sculpture à l’Université du Québec en Outaouais ainsi qu’à l’Université d’Ottawa. Elle participera à l’édition 2008 de la Biennale nationale de sculpture contemporaine (Trois-Rivières, Québec) et présentera une exposition individuelle chez Axenéo7 (Gatineau, Québec), en septembre 2008.

Séjour de prospection
21 au 25 janvier 2008

Séjour de production
21 avril au 17 mai 2008

Installation in situ

18 mai au 14 septembre 2008

Lieu : façade du bâtiment du 3e impérial
164, rue Cowie, 3e étage, Granby (Québec)

Rencontre festive

Samedi 31 mai 2008 à 14 h

Lieu : atelier de la résidence d’artiste du 3e impérial
164, rue Cowie, suite 327, 3e étage, Granby (Québec)

Danyèle Alain, direction générale et artistique / Yves Gendreau, direction technique et administrative / Nina Dubois, soutien à la coordination / Martin Dufrasne, chargé de projet / Stéphanie Lagueux, infographie et site web / Yvan Brûlé, aide technique ponctuelle.

Thomas Grondin, Caroline Boileau, Michel Arcouette, Caroline Gagné, Murielle Dupuis-Larose, Yves Gendreau, Ronald Richard.

Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des Arts du Canada, CHASCO et député François Bonnardel.

Sauf mention © Josée Dubeau et 3e impérial, centre d’essai en art actuel, 2008.

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