Sylvette Babin

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Sève

Je suis un être hybride, une greffe gaspésienne sur le corps urbain. Dans les nouveaux espaces interdisciplinaires, ma terre est indisciplinée et là d’où je viens la mer parle le plus fort. Ainsi, c’est par le biais du corps et à travers le geste, tous deux corollaires de la Présence, que je trouve les moyens de questionner la société. Mon travail se construit comme un palimpseste, c’est-à-dire pas l’accumulation et la superposition de mémoires et d’expériences quotidiennes. Sylvette Babin
 
En surplomb du lac Boivin, en zone urbaine, se dresse le Mont Sacré-Coeur avec ses jardins, son verger, son infrastructure scolaire et religieuse, ses espaces récréatifs, son cimetière et son érablière. Cette érablière est une entreprise de type familial, de celles qui s’activent exclusivement au moment où la sève du printemps monte dans l’arbre. Dans ce leu commun où passe sporadiquement un public varié, Sylvette Babin tente une aventure artistique : repérer la poésie du lieu, négocier chaque jour son geste d’art, osciller entre le furtif et l’ostensible, surprendre l’usager. Ultimement, elle pourrait opérer une infiltration dont nous pourrons découvrir le dessein au moment de la rencontre à laquelle le public est convié : une partie de sucre.

Originaire de la Gaspésie, Sylvette Babin vit et travaille à Montréal. Artiste multidisciplinaire, sa pratique se situe généralement dans les champs de la performance, de l’installation et de la vidéo. Ses travaux récents sont liés aux espaces du corps et à la transgression des frontières entre soi et l’autre. Exil, itinérance, dialogues solitaires et effleurements du quotidien sont des thèmes récurrents dans ses réflexions.
Depuis 1992, elle a participé à de nombreux événements, expositions individuelles et collectives au Québec et ailleurs : Rencontre internationale d’art performance au Lieu à Québec et Le mois de la performance à la Centrale, à Montréal en 2000, Festival InterAzioni XI à Cagliari en Italie, Symposium d’art in situ à Worms en Allemagne en 1999 et Les Rencontres de Katovice en Pologne en 1998. Elle détient une maîtrise en Open Media de l’université Concordia à Montréal et un baccalauréat en arts plastiques de l’université du Québec à Trois-Rivières. Elle est actuellement co-coordonnatrice de la revue Esse arts+opinions et membre du comité de rédaction depuis 1997.

Ce projet de Sylvette Babin a été réalisé de mars 2001 à avril 2002 dans le contexte du cycle d’exploration Supra rural, un programme de résidence et d’art public du 3e impérial, centre d’essai en art actuel qui poursuit une réflexion contextualisée autour des espaces ruraux et rurbains. 

Résidence en art infiltrant

Séjour de production
13 mars au 15 avril 2001

Événements

Manœuvre de dissémination
Mai 2001
Avril 2002
Une iconographie poétique créée par Sylvette Babin, a été transposée sur 500 étiquettes apposées ensuite sur autant de boîtes de sirop d’érable disséminées sur le marché à partir des productions de deux érablières, l’une en Montérégie en 2001, l’autre en Gaspésie en 2002. 
 
Rencontre avec l’artiste
Dimanche 22 avril 2001 à 12 h 00
Dîner à la cabane à sucre et tire sur neige
Lieu : Érablière du Mont Sacré-Coeur, 210, rue Denison Est, Granby (Québec)


Équipe : Danyèle Alain, coordination artistique / Yves Gendreau, logistique, soutien technique et administratif / Guy Robert, aide technique / Stéphanie Lagueux, infographie et site web.
 
Conseil d’administration : Ronald Richard, Marie-Christiane Mathieu, Philippe Côté, Valérie Blain, Yves Gendreau, Christian Barré, Clôd Desjardins.
 
Partenaires financiers : Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des Arts du Canada.
 
Remerciements : Nicole Auclair, Gilles Messier (Les Cultures G.N.) et Guy Messier. L’artiste remercie le Conseil des Arts du Canada. Merci aux membres du 3e impérial, centre d’essai en art actuel, à CHASCO et au député Bernard Brodeur. 
 
Photos : © Sylvette Babin et 3e impérial, centre d’essai en art actuel.